la Santé: état d'urgence!
à l'initiative du comité ATTAC 77 Sud, les Amis du monde diplomatique de Seine-et-Marne ont le plaisir de vous inviter à débattre du système de santé publique
vendredi 13 février à 19 H30
à l'astrocafé
Médiathèque l'Astrocafé
rue du chateau
77000 MELUN
Restauration possible sur place. affiche_sant_
LA SANTE: ETAT D'URGENCE !
Quand on a la chance de n'être pas directement concerné , il suffit de prêter l'oreille autour de soi, pour entendre dénoncer la dégradation de la protection sociale dans ce domaine. Depuis le "forfait hôtelier " de 16€ en cas d'hospitalisation jusqu'aux "franchises" récentes, (0, 50 € par boîte de médicaments, 1€ pour chaque acte de votre kiné ou d'une infirmière, 18 € pour une intervention tarifée à plus de 91 € ...etc), en passant par les dépassements d'honoraires, arbitraires voire vertigineux, force est de constater que désormais être malade et se faire soigner peut devenir un luxe.
Confrontées à ces surcoûts, les mutuelles ont deux possiblités: ne pas les prendre en compte, ou ... augmenter les cotisations. Dans les deux cas c'est le patient qui est sanctionné. C'est le principe de la double peine.
Est-il vrai qu'il n'y ait pas d'autres manières de combler le fameux "trou de la Sécu"?
D'autres solutions sont-elles possibles?
FRANCHISES MÉDICALES :
Elles mettent en difficulté des personnes aux revenus modestes, qui repoussent à plus tard leur démarche de soins, ou même y renoncent. Mais quand le mal s’est aggravé, il faut bien consulter . Les soins sont alors plus lourds et plus côuteux. Au bout du compte, cela revient plus cher à la collectivité!
Dans quelques semaines la ministre de la santé va présenter son projet de loi: "HÔPITAUX , PATIENTS, SANTÉ ET TERRITOIRES"
L'objectif de cette loi, c'est la privatisation de l'Hôpital , s'inscrivant dans la politique générale de privatisation des services publics.
Cette privatisation revêtira un double aspect. Elle consiste à réduire la place de l'hôpital et à transférer une partie de ses activités vers le privé. Il s'agit en même temps d'achever la transformation de l'hôpital , service public en "hôpital entreprise" , avec pour premier critère de fonctionnement la rentabilité et les gains de productivité.
UNE LOGIQUE DE PRIVATISATION . Les désengagements de la sécurité sociale ouvrent un boulevard , le “marché de la santé “ , en pleine expansion.
Celui-ci attise les convoitises des assurances privés et aussi des banques.
En invitant les assurés à se couvrir en fonction de leurs besoins, on porte gravement atteinte au principe de la solidarité , de la mutualisation des risques et, finalement , à l’assurance maladie obligatoire. Car même si ces pratiques ne concernent que la couverture complémentaire santé, elles introduisent l’idée de “bonus “ et de “malus” dans la santé et prônent l’individualisation et la sélection des risques.
Après la 2° guerre mondiale la France a opté pour UNE PROTECTION SOCIALE BASÉE SUR LA SOLIDARITÉ des salariés : chacun cotise en fonction de son salaire et reçoit en fonction de ses besoins de santé.
Devons - nous fatalement renoncer à ce système?
Commentaires sur la Santé: état d'urgence!
il y aurait une complémentarité privé/public qui pourrait mener à des partenariats. En théorie, c'est sûrement très bien; en pratique on s'aperçoit que le partage des activités ne se fait pas forcément en faveur du public, qu'il y a des inégalités au niveau des recettes (ce sont les cliniques qui pratiquent les dépassements d'honoraires). En fait ce qui se profile c'est la disparition du libre-choix entre privé et public et la disparition de l'hôpital de proximité. Le système solidaire est mis à mal et tout cela aura des répercussions sur l'accès aux soins.
lors de la création de la sécurité sociale le rapport entre les actifs salariés et les bénéficiaires de la sécu n'etait pas le meme aujourd'hui les salariés se font rares par rapport aux bénéficiaires pour de multiples raisons ( allongement de la durée de vie , chomage ect )le cout des soins etaient sans communes mesures avec ceux d'aujourd'hui et la mortalité pour cause de maladie allait dans le bon sens ! aujourd'hui l'on sait maintenir la vie du patient mais ça coute ça n'arrange pas les choses et oui ! faut repenser le système entièrement ! en attendant l'on emprunte et c'est nos enfants qui devrons remboursé !
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