Pour la plupart d’entre nous, la Forêt de Fontainebleau est une forêt « protégée ». Si on y regarde de plus près, on s’aperçoit que ce n’est pas le cas.

Qui gère la forêt au niveau national?

2/3 des surfaces forestières appartiennent à des particuliers.

Le tiers restant appartient à l’Etat (forêt domaniale), à des collectivités locales ou à des établissements publics – il représente 4,5 Millions d’hectares.

-les forêts domaniales occupent 1,7 Million d’hectares

-les forêts communales : 2.8 millions d’hectares (10 500 communes forestières)

Les forêts publiques sont gérées par l’ONF depuis 1966, gestion auparavant assurée par l’Administration des Eaux et Forêts.

Il a 3 rôles essentiels : économique (récolter du bois), patrimonial (préserver la biodiversité et gérer la forêt pour les générations futures) et social (accueillir du public)

Depuis septembre la mise en œuvre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) remet en question la gestion durable des forêts publiques en donnant la priorité à l’exploitation du bois au détriment de la gestion patrimoniale.

Le désengagement financier de l’Etat contraint l’ONF à abandonner sa mission de service public pour assurer des objectifs de rentabilité.

Pour produire plus, il remet en question les cycles d’«aménagement forestier »  organisés  sur 25 ans. La notion de « long terme »  disparaît. Les règles de la sylviculture sont transgressées.

La réaction des personnels de l’ONF a conduit à la création d’une intersyndicale pour dénoncer ces projets.

Le 14 octobre dans l’Allier, suite à la mobilisation des personnels, une vente a été bloquée.

Le 13 novembre, manifestation sur le Champ de Mars à Paris aux côtés des éleveurs, 2500 personnes étaient présentes (cf article de l’Humanité)

Le 17 novembre lors du conseil d’administration 100 personnes étaient réunies devant la direction de l’ONF ; cependant celui a voté majoritairement pour le désengagement de l’Etat dans la gestion des forêts publiques.

Ce plan prévoit des suppressions massives d’emplois et la fermeture de services de proximité et enfin la délocalisation du siège de l’ONF à Compiègne.

Les conclusions du Grenelle de l’environnement étaient pourtant : « produire plus pour préserver plus ». Aujourd’hui seule la première partie de cette formule semble intéresser nos décideurs. On se demande comment un tel objectif pourra être atteint avec de tels moyens.

Les personnels de l’ONF, unis dans l’intersyndicale continuent leurs actions contre le plan de restructuration de leur établissement. Vous pouvez leur apporter votre soutien en signant la pétition sur le site http://www.snupfen.org

et trouver des infos sur le site http://www.cgt-foret.org