Cette manifestation, organisée par le Conseil Général, proposait de faire l’état des lieux de la Santé en seine et marne  sous la houlette de G. Bernheim.
A la tribune, des représentants du monde médical et associatif et un membre de l’ARS et un "représentant de la fonction hospitalière" invités par le CG devaient répondre aux questions

-Projection d’un petit film de propagande-reportage « pour moi la santé » recueillait les témoignages de 42 seine et marnais et mettait en exergue des mots clés.

Le but était de s’appuyer sur les concepts fondamentaux de solidarité, d’égalité, devant des soins de qualité…. pour faire émerger comme inéluctable la nécessité de la rentabilité moteur de tout changement et de toute réforme.

-Intervention de 4 témoins du film –pour en remettre une couche et de 3 jeunes qui passaient par là...

-Echanges avec la salle

 Ces échanges , nombreux, dynamiques et motivés ont pris la plus grande partie de l’après-midi

- La représentante de la CGT (infirmière à l'hôpital de Nemours) a recentré le débat en disant que le problème était celui de la protection sociale et de toutes ses branches.

- Les collectifs hospitaliers sont largement intervenus dans le même sens avec de multiples exemples concrets en réclamant l’égalité devant les soins- et en insistant sur le fait que c’est de la compétence de l’état

- Un intervenant a exposé le problème des étudiants-médecins étrangers qui sont au chômage. Personne n’a relevé

- Un membre du CODERPA est intervenu pour demander (entre autre) la création de centres de santé. C’est à croire que Ponthierry n’est pas en Seine et Marne ! Les réponses furent évasives… "faut voir"…. "ça marche pas toujours"… "y a personne" !!!!

En résumé, toutes les interventions (sauf 1 ou 2) tournaient autour d’une même exigence : retour aux valeurs fondatrices de notre protection sociale. Toutes les réponses étaient bien sûr il faut sauver ce système….mais il faut l’adapter… c’est à dire… le soumettre à la rentabilité: ce qui en français veut bien dire que la santé EST une marchandise!

On est bien habitué à ce "refrain" de la part du gouvernement… il était là repris par les socialistes et, c’est Claude Evin (directeur de l'ARS d'Ile de France) qui a conclu en prônant la réduction des inégalités de santé, l'amélioration du service rendu et la coopération du public et du privé, relayé ensuite par V. Eblé qui a déclaré que la santé n'est pas une compétence obligatoire pour les Conseils Généraux, elle relève de la compétence générale. Elle s'inscrit dans un projet plus vaste qui est le projet de territoire qui a pour but de permettre l'accès aux services pour tous sur la base d'une équité territoriale.