CCC-OMC Nemours

Comité pour un Contrôle Citoyen de l'Organisation Mondiale du Commerce - Vigilance citoyenne

07 septembre 2008

Yves Cochet invité par le GENE

Le G.E.N.E., Groupe Ecologique de Nemours et des Environs, vous invite à assister à la conférence d' Yves Cochet,

"La fin du pétrole pas cher.
Faillite d'un système: chance pour la planète?"

Rendez-vous samedi 11 octobre 2008 à 20 h 30

au Centre socioculturel, rue du clos St-Jean, à Saint-Pierre-Les-Nemours.

L'auteur dédicacera son livre "Pétrole Apocalypse" (Fayard 2005).

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27 juin 2007

L'électricité verte, ça vous branche ?


L'électricité verte, ça vous branche ?
Vidéo envoyée par gpfrance

À cinq jours de l'ouverture à la concurrence du marché français de l'électricité, Greenpeace publie Écolo Watt, un palmarès des fournisseurs d'électricité classés en fonction de leur offre et de leur politique en matière d'environnement. Retrouvez le classement sur http://www.revolution-energetique.com/?ev=1
Avec une note globale de 17/20, c'est Enercoop qui prend de très loin la tête du comparatif Écolo Watt. À part GEG Sources d'énergies, qui atteint un niveau moyen (10,9/20), tous les autres opérateurs réalisent des performances globales mauvaises (Poweo, 7,3/20 ; Electrabel, 7,4/20 ; Gaz de France, 5,8/20), voire catastrophiques (EDF, 4,9/20 ; Direct Énergie, 4,5/20).

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01 juin 2007

Les Apprentis Sorciers, suite

Le film de G. Balbastre met en avant un principe fondamental incontestable : l'électricité ne se stocke pas. C'est pourquoi l'électricité n'est pas un produit comme un autre et qu'on peut dire de la même façon que les services ne sont pas des marchandises comme les autres.

A la fin de la guerre, le Conseil National de la Résistance a participé avec d’autres à la nationalisation des biens communs nécessaires au bon fonctionnement de la démocratie :
L’énergie (gaz et électricité), l’accès de tous à un moyen de transport (SNCF et automobiles avec Renault), la Poste et les télécommunications.
Ces biens communs sont en même temps des services.

Le monopole d'EDF a fonctionné pendant 60 ans avec une garantie de sécurité et de prix bas.

L’Europe de la concurrence non faussée demande la libéralisation de l’électricité : la situation de monopole devient archaïque, la concurrence, elle, est moderne. On assiste à un basculement idéologique. Il faut donc abattre les monopoles.
Comment en est on arrivé là?
En fait la libéralisation du secteur s'est effectuée en 2 temps: il y a d'abord eu dérégulation des marchés et ensuite privatisation.

Il s'agit de capter les parties rentables des services publics et par vague successive de directives de libéraliser au fur et à mesure toujours un peu plus.
Dans le cas d'EDF c'est la partie transport qui a été détachée de la société historique et devient RTE.
Pour EDF comme pour la SNCF, (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Reseau_ferre_de_France ) infrastructures et exploitation ont été séparées . Le Réseau Transport Electricité a pris en charge l’acheminement de l’électricité.

Au coeur du libéralisme, il y a l'affirmation que le client est roi et qu'il doit avoir la liberté de choisir. Dans le film, on entend dire très clairement «  on ne veut pas avoir le choix, on veut la fiabilité »
On assiste actuellement à la fin d'EDF tel qu'on l'a connu:
depuis juillet 2004 les sociétés peuvent choisir leur fournisseur d'électricité, au 1er juillet 2007 ce sont les particuliers qui auront la liberté de choisir leur fournisseur d'électricité.
A  partir de cette date, l’électricité sera considérée comme une marchandise et soumise à concurrence.

Exemple du black-out en Californie: l'état d'urgence a dû être décrété et le gouverneur de la Californie a dû acheter de l'électricité au prix fort. Pourquoi? Parce que le marché a été manipulé par les fournisseurs et les traders en électricité en créant un embouteillage imaginaire.
On peut aussi créer une raréfaction pour faire monter les prix.

Avec la privatisation se pose le problème des investissements qui sont des investissements lourds et à long terme et celui du renouvellement du parc. Dont les centrales nucléaires. Se pose aussi la question de qui va décider de la politique d'approvisonnement de la France en électricité.
Malgré le discours officiel du liberalisme, on se rend compte qu'en définitive le consommateur paie plus.
Il y a aussi l'exemple de la Grande Bretagne où on vend désormais une « power key » ce qui fait de l'électricité un produit de luxe.

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08 mai 2007

"EDF les Apprentis Sorciers" à Nemours le 24 mai

EDF, les apprentis sorciers Un film de Gilles BALBASTRE, 2006, 52 mn.  tractApprentis

Pourquoi « remplacer ce qui existe et qui marche très bien » par quelque chose qui a fait faillite, partout ? L’électricité présente une caractéristique particulière : elle ne peut être stockée ; par conséquent, elle n’est pas un produit comme les autres. L’exemple de la Californie, victime de coupures en 2001, est probant. Le réalisateur, qui s’est rendu sur place, démonte, témoignages à l’appui, le chantage des compagnies privées vis-à-vis de l’État californien, dont les contribuables paient aujourd’hui encore la facture. Un des moments forts de ce film, qui, par ailleurs, pointe les responsabilités politiques, de la droite comme du Parti socialiste.

Ce film est le troisième volet, très incisif, d’une série sur les enjeux et les risques de la dérégulation des services publics, série diffusée sur France 5 en mars 2006.

Ciné débat le 24 mai avec ATTAC 77 Sud, salle de l'Alhambra, rue de la Bredauche à Nemours, 20h30, entrée libre.

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09 avril 2007

A la veille des présidentielles, la position des candidats sur l'EPR

Ségolène Royal (PS) :

La décision de lancer l’EPR a été prise par le gouvernement actuel, dans des conditions d’analyse et de débat contestables”. Elle s’est engagée par écrit à “refaire le débat sur la construction de l’EPR”.


Nicolas Sarkozy (UMP) :

Le parc de production nucléaire français est à mi-vie : il serait irresponsable vis-à-vis des générations futures de ne pas préparer son remplacement par des centrales plus performantes” Pour le candidat UMP, favorable à l’EPR, le nucléaire est clairement “l’énergie du futur”.


François Bayrou (UDF) :

Nous ne pouvons nous priver du nucléaire. Nous devons poursuivre la réflexion sur l’EPR, pour être certains que la mise en place de ce nouveau réacteur est la bonne solution technologique.”Les conditions du débat public sur l'EPR n'ont pas été satisfaisantes”, écrit-il.


Olivier Besancenot (LCR) :

Je souhaite engager l’arrêt immédiat du nucléaire militaire et la reconversion programmée du nucléaire civil”. Il est résolument opposé à l’EPR.


Dominique Voynet (Les Verts) :

Je propose une loi de sortie programmée du nucléaire et l’abandon des projets ruineux et sans avenir (EPR et ITER)”. D. Voynet fixe la fermeture de toutes les centrales nucléaires au plus tard en 2030.


José Bové (Mouvement Altermondialiste) :

Il revient aux citoyens de décider des énergies de demain, pas à l’industrie nucléaire. Si l’EPR est construit, il condamnera toute politique ambitieuse de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables.” Opposé à l’EPR, il préconise un moratoire immédiat sur la construction de nouveaux réacteurs, suivi d’un “débat national sur la politique énergétique” tranché par un référendum.


Marie-George Buffet (Parti Communiste) :

Favorable à un nucléaire propre, sécurisé, durable et surtout 100% public”. Dans ce cadre, je suis convaincue que l'EPR et les générateurs de la 4ème génération pour la fission, ITER pour la fusion, pourront y contribuer.” Elle promet d’organiser un “débat citoyen” sur le sujet “tranché par un référendum”.


Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) :

L’énergie atomique pollue moins que le charbon ou le pétrole mais elle est un danger surtout pour l’avenir.” Sur l’EPR, elle a répondu qu’elle ne pouvait se prononcer de façon “aussi péremptoire et limitée sur le projet”.


Gérard Schivardi (Parti des Travailleurs) :

Sur l’EPR, il n'a pas fait connaître son point de vue. De même, aucune référence au nucléaire ou à la politique énergétique n’apparaît sur son site officiel.


Frédéric Nihous (CPNT) :

Le candidat des chasseurs n’évoque pas de sortie du nucléaire. Son programme préconise la “promotion des énergies renouvelables de façon complémentaire à l’énergie nucléaire”. Il est “pour le maintien de cette énergie propre qui nous garantit l'indépendance énergétique”. De même, il est favorable à la construction de l’EPR.


Philippe de Villiers (MPF) :

Le candidat souverainiste veut “sortir du tout-pétrole et du tout-nucléaire”, sans plus de précisions. Quant à l’EPR, il demande un "moratoire jusqu'à la résolution du problème des déchets nucléaires”.


Voir les positions détaillées des candidats sur : http://www.stop-epr.org/spip.php?rubrique63

Note : Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers ne sont pas inscrits sur cette liste du fait de leurs positions idéologiques et des valeurs qu’ils véhiculent

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21 mars 2007

Manifestation Stop-EPR Lille France 3


Manifestation Stop-EPR Lille France 3
Vidéo envoyée par kamui_69

Sujet du 19/20 Nord-Pas-De-Calais du 17 mars 2007 sur la manifestation stop-EPR de Lille.

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18 mars 2007

Lille2007


Lille2007
Vidéo envoyée par yvesrobert

Manifestation Stop-EPR 17 mars 2007

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06 mars 2007

Les marchands de vent

Le contexte national en matière d'électricité:
-La France a signé le protocole de Kyoto dont les objectifs sont de faire baisser les gaz à effet de serre.
-La directive européenne de 2001 est de faire passer la part de l'électricité issue d'énergie renouvelable de 15 à 21%. Pour rappel, les autres énergies renouvelables sont la biomasse, l'hydraulique, le solaire et la géothermie.

Les éoliennes ou plus exactement les aérogénérateurs, qui commencent à parsemer le paysage, vont se multiplier : d'ici 2015, on en aura dix fois plus qu'aujourd'hui. Si ce plan se réalise, des milliers de machines de plus de 100 mètres de haut transformeront le paysage de nos campagnes. Rares sont les communes qui n'ont pas été démarchées par des opérateurs pressés de mettre en oeuvre leurs installations.
Pourquoi ces projets industriels partout en France?: le prix de revente de l'électricité éolienne à EDF est 3 fois celui du coût de production de l'électricité classique, on comprend l'engouement des investisseurs qui ont envie de faire des profits juteux.
Cette industrie connait les mêmes travers (gigantisme, corruption et manque de concertation) que d'autres sources d'énergie. Seulement elle bénéficie jusqu'à présent d'un à priori favorable.
Parce qu'elle ne change rien dans notre manière de consommer l'électricité, elle laisse croitre ce besoin sans jamais le remettre en cause!

Des projets de moulins géants sont à l'étude dans notre région. Une quarantaine de communes sont concernées!
Ils suscitent une forte inquiétude dans la population vu la taille des machines en question (mâts de 135m)
Une association s'est créée à Guercheville, l'APPGS (Association pour la Protection du Plateau du Gatinais Sud) et son but est d'avertir sur les dangers de tels projets.
A cet effet, elle a projeté un film de la fédération Vent de Colère  qui elle refuse toute forme d'éolien industriel que ce soit sur terre, en mer, en ville, à la campagne, dans les zones industrielles et même dans les pays voisins dans les zones frontalières proches.

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23 août 2006

Commentaires sur le tract « Loi 2006 sur les déchets nucléaires »

Nous avons soutenu l'action contre l'EPR à Cherbourg.
Or le document que nous avons reçu peu après intitulé « Loi 2006 sur les déchets nucléaires » nous amène à quelques commentaires.

tract_déchets

§ Remise en question de la filière EPR

Je trouve tout à fait déplacé de parler de Tchernobyl .et pour plusieurs raisons :

  1. Tchernobyl est équipé de BWR sans enceinte de confinement alors que ce problème est scientifiquement pensé avec les EPR avec les 2 enceintes.
  2. Les centrales russes sont très mal équipées au niveau appareillage de contrôle. On peut encore améliorer  celui de nos centrales, mais cela peut expliquer que la centrale de Three Mile Island n’ai subi qu’une fusion partielle
  3. Les EPR sont équipés d’un radier pour récupérer les tchernobylites ! La leçon de Tchernobyl a été prise en compte.

Vouloir éliminer les EPR à cause de Tchernobyl est semblable au raisonnement de vouloir supprimer le chemin de fer, parce que les locomotives à vapeur provoquaient des incendies par escarbilles.

§ Impasse technologique - les retraiter

« Cette technologie ne recycle rien mais crée de nouveaux déchets nucléaires ».

C’est faux.

Il y transfert de radioactivité par récupération de l’Uranium 235 inutilisé et du Plutonium 239 issu de la transmutation de l’Uranium 238 complètement inerte au niveau fission.

Seul l’Uranium 235 naturel et le Plutonium 239 artificiel sont fissiles et utiles pour la fission.

La radioactivité est générée par la fission, mais le retraitement ne fait que la déplacer sous forme de déchets concentrés.

Le recyclage produit un oxyde mixte d’Uranium et de Plutonium appelé MOX. Des essais ont été effectués avec le MOX en PWR, et techniquement cela fonctionne correctement (CF le périodique La Recherche). Je serais tenté de dire que c’est plus un problème financier que technique, car la durée de cycle d’une barre de combustible MOX est plus faible.

Les EPR peuvent aussi brûler du MOX.

Le recyclage permet une meilleure utilisation de la réserve de combustibles fissiles.

§ Rêver à la séparation-transmutation des déchets

Le principe est la transmutation des déchets par des neutrons rapides pour former des isotopes plus stables, donc moins radioactifs.

« Expérimentée dans le dangereux réacteur à Marcoule, l’application industrielle nécessiterait la construction de nouveaux réacteurs (produisant eux même des déchets) ».

Vrai : des études de transmutation ont été conduites sur Phénix

Faux : Il y a une autre filière qui a été explorée : utiliser des accélérateurs classiques pour accélérer des particules chargées, qui sont ensuite « converties » en neutrons rapides. Les neutrons, particules non chargées, ne sont pas directement accélérables. J’ignore le coût relatif de traitement par les 2 filières.

Quel que soit  la filière la plus économique (ou la moins coûteuse…) parler de multiplication de réacteur type Phénix relève de la désinformation.

§ Une impasse éthique

Le paragraphe agite le spectre des déchets. Il faudrait mettre dans la balance la quantité de gaz carbonique (effet de serre) apportée en remplaçant l’énergie nucléaire par une énergie fossile.

Les nouvelles énergies ne sont pas à dédaigner, mais ne pourront pas répondre à la demande actuelle. 

§ C’est bon à savoir

« Ils (les déchets) sont éternels ».  C’est complètement faux.

1000 g de Plutonium donnera bien 500 g de Plutonium et 500 g de matières encore radioactives, mais cette radioactivité finit par disparaître, car on finit par obtenir des isotopes stables, comme les différents isotopes du plomb terrestre, l’hélium piégé dans les puits de pétrole, et une foule d’autres éléments chimiques. J’avoue ne pas connaître la filiation radioactive du plutonium, mais cela se termine par des isotopes stables comme le plomb, qui est un constituant de blindage radioactif… .

C’est encore une désinformation. 

Posté par danschlomo à 17:26 - Réflexion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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