21 juin 2009
un projet de film à soutenir: Water Makes Money
16 février 2009
La Forêt de Fontainebleau : bien commun ou bien privé ?
Pour la plupart d’entre nous, la Forêt de Fontainebleau est une forêt « protégée ». Si on y regarde de plus près, on s’aperçoit que ce n’est pas le cas.
Qui gère la forêt au niveau national?
2/3 des surfaces forestières appartiennent à des particuliers.
Le tiers restant appartient à l’Etat (forêt domaniale), à des collectivités locales ou à des établissements publics – il représente 4,5 Millions d’hectares.
-les forêts domaniales occupent 1,7 Million d’hectares
-les forêts communales : 2.8 millions d’hectares (10 500 communes forestières)
Les forêts publiques sont gérées par l’ONF depuis 1966, gestion auparavant assurée par l’Administration des Eaux et Forêts.
Il a 3 rôles essentiels : économique (récolter du bois), patrimonial (préserver la biodiversité et gérer la forêt pour les générations futures) et social (accueillir du public)
Depuis septembre la mise en œuvre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) remet en question la gestion durable des forêts publiques en donnant la priorité à l’exploitation du bois au détriment de la gestion patrimoniale.
Le désengagement financier de l’Etat contraint l’ONF à abandonner sa mission de service public pour assurer des objectifs de rentabilité.
Pour produire plus, il remet en question les cycles d’«aménagement forestier » organisés sur 25 ans. La notion de « long terme » disparaît. Les règles de la sylviculture sont transgressées.
La réaction des personnels de l’ONF a conduit à la création d’une intersyndicale pour dénoncer ces projets.
Le 14 octobre dans l’Allier, suite à la mobilisation des personnels, une vente a été bloquée.
Le 13 novembre, manifestation sur le Champ de Mars à Paris aux côtés des éleveurs, 2500 personnes étaient présentes (cf article de l’Humanité)
Le 17 novembre lors du conseil d’administration 100 personnes étaient réunies devant la direction de l’ONF ; cependant celui a voté majoritairement pour le désengagement de l’Etat dans la gestion des forêts publiques.
Ce plan prévoit des suppressions massives d’emplois et la fermeture de services de proximité et enfin la délocalisation du siège de l’ONF à Compiègne.
Les conclusions du Grenelle de l’environnement étaient pourtant : « produire plus pour préserver plus ». Aujourd’hui seule la première partie de cette formule semble intéresser nos décideurs. On se demande comment un tel objectif pourra être atteint avec de tels moyens.
Les personnels de l’ONF, unis dans l’intersyndicale continuent leurs actions contre le plan de restructuration de leur établissement. Vous pouvez leur apporter votre soutien en signant la pétition sur le site http://www.snupfen.org
et trouver des infos sur le site http://www.cgt-foret.org
15 novembre 2006
Emissions de France Inter sur le marché de l'eau - octobre 2006
dans la série Altermondialisationdiffusée le jeudi 26 octobre 2006Troisième volet du reportage de François Ruffin. |
La bataille de l’eau (2)
dans la série Altermondialisation
diffusée le mercredi 25 octobre 2006
Pour un retour de l’eau au service public demeure un obstacle, et pas des moindres : l’inertie d’hommes politiques et de syndicats. Dont beaucoup sont liés à ces multinationales de l’eau...
Un reportage de François Ruffin
La bataille de l’eau (1)
dans la série Altermondialisation
diffusée le mardi 24 octobre 2006
Reportage de François Ruffin.
Les trois majors de l’eau -Suez, Véolia et la Saur- distribuent 80% de l’eau en France.
Mais des villes d’irréductibles leur résistent et re-municipalisent leur eau. Par principe, et aussi avec des baisses de factures à la clé...
24 octobre 2006
Biens publics, biens privés : la privatisation du vivant
l'Université de la Terre, à l'invitation de Nature et Découvertes, débat du dimanche 22 octobre à Paris (Sorbonne) |
Avec Laurent Gilbert, directeur mondial des matières premières chez l'Oréal, François Lille, économiste CNAM, membre du BPEM (Biens publics à l'échelle mondiale) et du conseil scientifique d'ATTAC, Jean-Pierre Nicolas ethnopharmacologue, fondateur de l'ONG "Jardins du Monde" Les laboratoires parcourent en permanence les forêts tropicales et équatoriales pour trouver de nouvelles plantes à partir desquelles ils créent de nouveaux médicaments et cosmétiques. En déposant des milliers de brevets ne dépossèdent-ils pas les pays de leurs biens et de la possibilité de mettre au point leurs propres remèdes ? En préambule, extrait de 8 mn du film "les Pirates du Vivant" (qui sera projeté à Paris, le 25 novembre à 11h au cinéma MK2 Bibliothèque) avec l'exemple du haricot jaune baptisé Enola pour lequel un agriculteur des Etats Unis a déposé un brevet alors que les haricots font partie du patrimoine du Mexique depuis l'époque précolombienne. François Lille pose la question "qu'est ce qu'un bien public"? Au niveau d'un village, c'est la fontaine, le marché Questions du public: |
12 juillet 2006
Bien commun/Bien public
Parution du livre de François Lille (économiste CNAM, a été cofondateur avec François-Xavier Verschave de l’association BPEM. Il est aussi membre du Conseil scientifique d’Attac)
"A l'aurore du siècle où est l'espoir? Biens communs et biens publics mondiaux"
François Lille, édition Tribord, 4,5 euros
Dans les termes les plus simples et généralisables, on peut proposer trois définitions basiques : le bien commun, c’est ce qui appartient à tout le monde au présent et au futur. Le bien public, c’est ce à quoi tout le monde doit avoir droit, ici et maintenant. Le service public, c’est la manière dont doivent être gérés, produits et distribués ces biens communs et publics. Le passage de l’idée de l’aide à celle des biens publics, c’est celui de l’assistance aux droits des peuples et des gens. L’une se quémande, les autres se revendiquent et s’exigent.
Tracer l’espace des biens mondiaux les plus essentiels est indissociable aussi d’une réflexion sur l’usage des biens privés, qu’ils soient de production ou de consommation, et plus globalement sur le caractère illimité du droit à la propriété. Ne faudra-t-il pas le replacer comme un droit second, dérivé en quelque sorte du droit d’usage équitable des choses ? Locke, Voltaire et plus tard Robespierre, entre autres, en préconisaient déjà la limitation. La torrentielle expansion du capitalisme a balayé leurs intuitions prémonitoires, mais la question reste ouverte.

